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Cinéma : “Sans un bruit”, l’horreur muette

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Au milieu du déferlement de films d’été – soit les grosses productions se voulant divertissantes – le réalisateur John Krasinski nous propose un long-métrage d’angoisse plus que réussi.

Une ville en ruines, une menace invisible et une famille devant survivre au quotidien. Bienvenue dans “Sans un Bruit”, nouvelle réalisation de John Krasinski, qui nous plonge dans un futur proche. Une mystérieuse catastrophe semble avoir touché la planète (ou du moins les Etats-Unis) et engendré des créatures aveugles mais particulièrement sensibles… au bruit, forcément.

Et ce mystère, il va en être question durant le long-métrage. Parfaitement conscient que l’inconnu peut être plus angoissant encore que le monstre lui-même, le réalisateur va subtilement révéler ses indices. Et l’ensemble est encore plus efficace quand couplé à la vraie originalité du film : l’absence quasi totale de sons sur une bonne partie du long-métrage. Car vous l’aurez compris, notre famille va devoir vivre dans le silence le plus complet pour ne pas risquer l’attaque des créatures : des dialogues en langage des signes, des bruitages étouffés. C’est à ce moment que l’on se rend compte de l’importance sonore dans les salles obscures.

Le public, désormais habitué à des bruitages démesurés ou des musiques extradiégétiques (ou extérieures à la narration), se retrouvera quelque peu chahuté par cette proposition rare. Car l’oppression et le malaise peuvent aussi passer par cette quasi absence de son.  “Sans un bruit” réussit à nous embarquer dans son univers intriguant pour une virée bien angoissante et à s’imposer comme une des alternatives estivales au cinéma.

Robin Jaunin a vu le film et nous en parle :

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NIFFF : Neuchâtel, la ville fantastique

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Dès le 6 juillet prochain, la ville de Neuchâtel se transforme en lieu de rendez-vous incontournable des amateurs de films de genre, d’horreur ou gore, le tout dans une ambiance festive. Un Open Air, de nombreux films et un invité de marque : le canadien David Cronenberg sera le président du jury de la compétition internationale. 

Depuis une petite vingtaine d’années, à la même période, le fantastique envahit Neuchâtel. Pendant un peu plus d’une semaine, le public peut ainsi découvrir la crème des films de genre diffusés dans le cadre magnifique de la ville. Seul festival helvétique dédié à ce style, il a rapidement pris une dimension européenne (voire internationale), avec de nombreux invités ou projections inédites. Jusqu’à passer la barre des 42’000 spectateurs lors de l’édition 2017.

Comme à son habitude, le NIFFF (pour Neuchâtel International Fantastic Film Festival) propose une sélection variée, répartie en plusieurs catégories. Outre la traditionnelle compétition internationale (où des films s’affrontent pour remporter le prix H.R. Giger “Narcisse” du meilleur film), les spectateurs pourront aussi découvrir la sélection de films asiatiques (New Cinema From Asia), des films gore en séances de minuit (Ultra Movies) ainsi qu’un focus mis sur les productions suisses, courts ou longs métrages (Amazing Switzerland). Et cette liste est loin d’être exhaustive.

Cronenberg et des étoiles

Parlant de compétition internationale, cette 18e édition se paie un invité de luxe en la personne de David Cronenberg. Le canadien, dont la filmographie est remplie de classiques pour les amateurs (Videodrome, Dead Zone, La Mouche, Crash, eXistenZ, A History of Violence) sera présent comme président de la compétition. Il dispose également d’une carte blanche (en proposant quelques coups de cœur personnels au public), d’une conférence et de projections de ses œuvres durant le festival, dont certaines dans le cadre de l’Open Air.

Car la toile sous les étoiles est d’un des atouts du NIFFF. En plein centre ville, l’Open Air du festival permet de (re)découvrir des classiques ou des films actuels, dans un cadre convivial et à des prix attractifs. Notez plutôt : les projections prévues de Vertigo d’Alfred Hitchcock (lundi 9 juillet à 22h15) et 2001, l’Odysée de l’Espace de Stanley Kubrick (jeudi 12 juillet à 22h15) seront gratuites.

En plus de la star Cronenberg, d’autres invités seront présents dans différents cadres. On note la présence de Gaspard Noé, dont le dernier film, Climax, est engagé en compétition internationale, tout comme Ari Aster avec son film Hérédité, ou encore Lionel Baier : le réalisateur suisse y proposera sa carte blanche. Sans oublier tout le festival off, le NIFFF Extended, avec des rencontres, des discussions, des masterclass, tournant évidemment autour du médium cinéma, mais également des nouvelles technologies ou du jeu vidéo.

Il serait difficile de parler des plus de 150 films prévus du 6 au 14 juillet à Neuchâtel. Mais la découverte fait aussi partie du plaisir de ce festival, qui propose des films difficilement trouvable dans d’autres contextes, le tout dans un cadre idyllique et avec une ambiance festive et décalée. Vous reprendrez bien un peu de zombies ?

Informations, programme et billetterie sur www.nifff.ch

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Cinéma : “Les Indestructibles 2”, toujours aussi super (héros) !

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Les super-héros de Pixar reviennent pour une nouvelle aventure, quatorze ans après leur début. Brad Bird est de retour aux commandes de ce film familial de l’été.

En 2004, le studio californien Pixar proposait au public sa vision des super-héros : une joyeuse famille composée du père Bob, qui possède une force imposante, d’Hélène, la maman élastique, de Violette, l’ado discrète qui peut se rendre invisible, de Flèche, le garçon à la vitesse supersonique et de Jack Jack, le petit dernier de la famille. Ensemble et accompagnés d’amis proches de la famille, ils devaient prouver au monde que les super-héros étaient nécessaires, alors qu’ils avaient perdu le soutien de la population après de nombreux dégâts.

Quatorze ans plus tard, nos héros en collant n’ont pas pris une ride. Le film s’ouvre sur la suite directe du premier épisode et on replonge sans problème dans cet univers coloré. Cette fois-ci, les super-héros vont s’associer à un riche homme d’affaire qui souhaite leur redonner leurs lettres de noblesse. Mais un méchant va – évidemment – émerger pour tenter de réduire leur plan à néant. Et à la baguette : Brad Bird (à qui ont doit les excellents Le Géant de Fer, Ratatouille et Les Indestructibles), de retour derrière la caméra pour ce divertissement familial de qualité.

Au-delà de la claque visuelle, réussie notamment avec un saut technologique important – les effets de lumières, de poussières ou de textures sont impressionnants – le film ne se contente pas d’être une suite banale. Une mise en scène de qualité, de l’humour bienvenu et un scénario maîtrisé qui redistribue ses cartes et donne notamment le rôle fort à la mère et au petit bébé Jack Jack, meilleur personnage du long-métrage.

Les Indestructibles 2 a par ailleurs battu le record du meilleur démarrage pour un film d’animation en récoltant 180 millions de dollars sur son premier week-end. La popularité du studio américain et sa maîtrise des outils d’animation n’y sont pas étrangers. Tout comme les qualités du long-métrage, frais, drôle et familial. Il sera d’ailleurs à l’affiche de nombreux Open Air en Romandie, car il va sans doute s’imposer comme le divertissement familial de l’été 2018.

Robin Jaunin a vu le film et nous en parle :

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Jurassic World Fallen Kingdom : La chute des dinos

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La saga jurassique nous propose de replonger dans l’univers des dinosaures d’Isla Nublar. Mais le plaisir n’est pas le même qu’il y a vingt-cinq ans.

1993, le public découvre le nouveau Spielberg, Jurassic Park, et ses effets spéciaux révolutionnaires. Par sa maîtrise de la tension, le réalisateur pose sa marque dans l’histoire du 7e art et, pour moi, signe un chef- d’œuvre. Ce film ouvre la porte à deux suites : Le Monde Perdu en 1997 et Jurassic Park 3 en 2001. Puis en 2015, les studios décident de repartir pour un tour. Surfant sur la vague nostalgique qui engloutit Hollywood, une nouvelle trilogie est lancée. Et c’est une réussite, du moins au niveau financier : Jurassic World réalise un carton mondial avec plus de 1,6 milliard de dollars de recettes.

Vingt-cinq ans après l’original, voici que débarque sur nos écrans une xième version (enfin la 5e) de l’île des dinosaures. Prenant place quelques années après les péripéties narrées dans Jurassic World 1 – qui souffrait déjà de personnages rapidement esquissés et un peu limités, d’une histoire inintéressante et d’une mise en scène peu convaincante, rien que ça – nous retrouvons nos héros, Owen Grady (Chris Pratt) et Claire Dearing (Bryce Dallas Howard). Surfant sur le concept de dinosaures évolués génétiquement, des scientifiques souhaitent transformer ces adorables bêtes en machines de guerre. Une idée déjà utilisée dans le film de 2015 et c’est évidemment à Claire et Owen de s’y opposer.

Bien que réalisé par l’Espagnol Juan Antonio Bayona, auteur de l’excellent Quelques minutes après minuit, le long-métrage ne nous embarque pas. Même si la qualité visuelle et artistique reprend l’ascenseur après le désert du premier épisode – probablement grâce au talent de l’homme derrière la caméra – le scénario nous perd, basé sur l’idée “plus grand, plus gros, plus fort”. Un nouveau dinosaure est créé, une éruption volcanique pète le feu, un grand méchant montre les crocs. Bref, l’entier de la recette d’un blockbuster actuel mais cela ne suffit malheureusement pas à nous divertir. Visuellement, malgré les évolutions techniques, nous ne sommes pas au niveau de la référence qu’est devenue le premier épisode de Spielberg. Heureusement, l’utilisation de marionnettes réelles pour les dinosaures permet un aspect visuel correct malgré tout.

Pour clôturer le tout, le film qui, sur le papier, aurait pu être un simple divertissement agréable, est truffé de nombreuses incohérences tant dans le scénario que dans ces personnages qui semblent plutôt subir qu’agir. Comment s’y attacher dans ces conditions ? Et par ailleurs, comment être effrayé par une menace dinosaure qui nous est servie sur un plateau et qui brise rapidement tout le suspense (à l’exception de quelques rares scènes) ? Des questions qui trouveront peut-être réponse dans le troisième volet de la trilogie, dont la sortie est prévue en 2021 avec Colin Trevorrow derrière la caméra, le réalisateur du premier Jurassic World. Au vu du résultat de 2015, on trépigne déjà d’impatience…

Jurassic World : Fallen Kingdom

De J.A Bayona Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Justice Smith

 

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