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La Croatie rejoint la France en finale

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La Croatie peut devenir, dimanche contre la France, le champion du monde le plus inattendu de l’histoire.

Les Croates, menés au score, sont venus à bout 2-1 de l’Angleterre dans une demi-finale à très haute intensité conclue par des prolongations qui ont accouché d’un héros: Mario Mandzukic.

L’attaquant de la Juventus a joué au renard des surfaces à la 109e après un duel aérien remporté par l’omniprésent Ivan Perisic, lequel avait égalisé à la 68e en reprenant un centre de Sime Vrsajlko. Un premier but limite, tant l’attaquant de l’Inter Milan a monté haut son pied vers la tête de Kyle Walker.

La Croatie de Luka Modric et Ivan Rakitic (qui deviendra le deuxième Suisse en finale de Mondial après Oliver Neuville avec l’Allemagne en 2002) aura donc fait mieux que celle de Davor Suker et Zvonimir Boban, tombée face à la… France en demi-finale de l’édition de 1998. Un sacre croate serait une sensation en cela qu’il installerait sur le toit du monde, pour la première fois de l’histoire, une nation qui ne fait pas partie des traditionnels grands pays du football.

Anglais monomaniaques

Cette qualification vient récompenser une équipe qui n’a une fois de plus pas ménagé ses efforts, pour son troisième match consécutif allant au-delà des 90 minutes réglementaires (victoires aux tirs au but contre le Danemark et la Russie aux tours précédents). Elle est aussi, quelque part, une sanction contre des Anglais qui avaient visiblement décidé de délaisser ce jeu plutôt séduisant qu’ils proposaient depuis le début de la compétition.

Le plan de jeu britannique était on ne peut plus simple et, a-t-on cru, très efficace: chercher loin devant, dès la récupération du ballon, la vitesse de Raheem Sterling. Pendant de longues minutes, le projet de Southgate a semblé porter ses fruits. Notamment à la 5e minute et ce coup franc obtenu en contre par Dele Alli et transformé par Kieran Trippier. Mais ce qui paraissait être une bonne idée s’est transformé, au fil de la rencontre, en attitude monomaniaque.

Le raté de Kane

Pas au mieux physiquement en première période, les Croates ont retrouvé des sensations après la pause, se montrant à leur tour les plus dangereux, jusqu’à égaliser par Perisic. Un but qui met encore plus en lumière l’immense raté de Harry Kane à la 30e.

Le meilleur buteur du tournoi (6), pas en réussite tout au long de la soirée, a galvaudé une double occasion en or en perdant son duel face à Danijel Subasic puis en tergiversant à quelques centimètres de la ligne de but avant d’être contrarié par le poteau. Compte tenu des difficultés croates à ce moment-ci, c’eût probablement été le but du k.o. Déjà muet contre la Suède en quart de finale, Kane s’est éteint au plus mauvais moment: là où se forgent les légendes…

Même à bout de forces, les deux équipes ont cherché à faire la différence avant d’en arriver aux tirs au but. A l’adrénaline. A l’envie. L’Angleterre a cru y parvenir à la 99e sur une tête de John Stones détournée sur sa ligne par Vrsajlko. La Croatie aussi, à la 107e, sur une reprise de Mandzukic, déjà, qui a contraint Jordan Pickford à une parade dans l’urgence dans une sortie qui a fait craindre le pire pour le genou du futur buteur.

Les Croates ne sont pas les seuls gagnants de la soirée. Car on imagine volontiers les Français, tranquillement installés dans leur hôtel devant leur poste, se réjouir de voir leur adversaire pour le titre avoir dû cavaler une troisième pendant plus de 120 minutes alors qu’il aura, en outre, un jour de récupération en moins…

(ATS / KEYSTONE – AP – FRANK AUGSTEIN)

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L’or pour les Suisses aux Mondiaux

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A Wuxi en Chine, les épéistes suisses ont écrit l’histoire du sport helvétique et ont remporté pour la 1re fois le titre mondial par équipes. En finale, ils se sont imposés 36-31 face aux Coréens.

Pour cette finale contre les Coréens du champion olympique Park Sangyeong, la Suisse a aligné Benjamin Steffen, Michele Niggeler, Lucas Malcotti et Max Heinzer. Les Suisses ont même tenté un coup en faisant entrer le remplaçant Malcotti pour le premier assaut à la place de Steffen. Le Valaisan s’en est bien tiré puisqu’il a remporté 5-4 son duel et a placé la Suisse sur la voie du succès.

Le Tessinois Niggeler a pris une part prépondérante dans cette victoire historique. Face au champion olympique Sangyeong, il a porté l’avantage helvétique à 10-7 et dans son deuxième assaut remporté 9-5 contre Jung Junsin, il a permis aux Suisses de mener 19-13.

Mais Steffen et Heinzer n’ont pu conserver cette avance mais finalement Steffen s’est montré décisif dans le dernier assaut où il s’est imposé 11-7.

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Berlin: deux Suisses passent sur 100 m

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Deux Suisses disputeront les demi-finales du 100 m messieurs mardi soir aux Européens de Berlin: Alex Wilson et Silvan Wicki.

Ils l’ont fait avec la manière en remportant leur série. Florian Clivaz, qui a terminé 7e de sa série, est, en revanche, éliminé.

Le recordman de Suisse Alex Wilson, qui a les moyens d’atteindre la finale (mardi à 21h50), a gagné la troisième série en 10”32, malgré un départ moyen. Silvan Wicki s’est quant à lui imposé dans la cinquième série, en 10”28. Le Bâlois et l’Argovien ont signé respectivement le 3e et le 2e temps des séries, derrière le Néerlandais Churandy Martina (10”28).

Premier Suisse en lice dans l’Olympiastadion, Florian Clivaz a en revanche comme attendu échoué. Le Valaisan a pris la 7e place de la deuxième série, en 10”57, à 0”21 de son meilleur chrono. “J’ai pourtant pris un bon départ. Ca m’a même surpris d’être si bien placé après 30 mètres”, a expliqué Florian Clivaz, le sourire aux lèvres. “Je vais regarder le côté positif des choses: je participe à des championnats d’Europe, dans un stade magnifique, alors que je n’ai appris ma sélection qu’en fin de semaine dernière”, a poursuivi l’athlète du GG Berne, qui va désormais se concentrer sur le relais 4 x 100 m.

Source : ATS

Photo: (©KEYSTONE/WALTER BIERI)

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La France tient sa deuxième étoile

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L’équipe de France est devenue championne du monde pour la deuxième fois de son histoire.

Vingt ans après avoir soulevé le trophée comme capitaine, Didier Deschamps a conduit les Bleus au sacre suprême dimanche à Moscou, en finale contre la Croatie (4-2).

Les Français ont ouvert le score à la 18e minute grâce à un but contre son camp de Mario Mandzukic, qui a dévié de la tête un coup franc tiré et obtenu par un Antoine Griezmann tombé très (trop) facilement.

Mais les Bleus ont été rejoints à la 28e sur une frappe d’Ivan Perisic, lequel a conclu avec sang-froid et talent une action symbolisant bien la finale ainsi que l’ensemble du tournoi de la Croatie: engagement (quatre duels gagnés après le coup franc tiré par Luka Modric) et talent (contrôle et frappe pure du buteur).

Les Vatreni vont sans doute longtemps se demander ce qu’ils ont bien pu faire de faux dans ce match d’une vie. Ivan Rakitic – deuxième Suisse battu en finale du Mondial après Oliver Neuville en 2002 avec l’Allemagne – et ses partenaires ont dominé, ont fait le jeu, ont poussé, ont exercé un pressing de tous les instants mais… ont perdu. Ne sachant jamais vraiment quoi faire pour fissurer une muraille française solidement cimentée.

La France a du reste repris l’avantage à la 38e, toujours contre le cours du jeu et par Griezmann, sur un penalty accordé après consultation de la vidéo. La VAR s’est en effet invitée dans cette finale et elle l’a fait avec fracas, poussant l’arbitre Nestor Pitana à sanctionner extrêmement sévèrement une faute de main de Perisic.

Puis les Croates, menés au score en huitième, en quart et en demi-finale, poussés dans chacun de ces trois matches au minimum aux prolongations, ont craqué. Physiquement, mentalement. Les Bleus ont alors enfoncé le clou à la 59e par Paul Pogba, d’une subtile frappe enroulée de son “mauvais” pied (le gauche). Ils ont “tué” le suspense et l’adversaire à la 65e, grâce à un Kylian Mbappé pas en réussite jusque-là dans cette finale mais impressionnant de décontraction pour armer sa frappe au sol.

Le black-out du gardien Hugo Lloris, si exceptionnel depuis le début du Mondial mais coupable d’un dribble raté face à Mandzukic à la 69e pour le 4-2, restera de l’ordre de l’anecdote. Le portier de Tottenham est bien devenu, une petite heure plus tard, le deuxième capitaine français à soulever le plus convoité des trophées, vingt ans après son sélectionneur à Saint-Denis, là où, deux ans plus tôt, il avait été crucifié par ce tir d’Eder qui avait offert l’Euro au Portugal.

(ATS / KEYSTONE – AP – THANASSIS STAVRAKIS)

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