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Genève

Mea culpa de Pierre Maudet sur Abou Dhabi

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Le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet reconnaît jeudi dans des médias n’avoir pas payé lui-même son voyage controversé en novembre 2015 à Abou Dhabi. Un entrepreneur libanais, qui était le contact sur place de l’organisateur du voyage, a réglé la facture.

“J’ai sans doute été imprudent”, admet M. Maudet dans un entretien diffusé par plusieurs journaux. Le paquet, comprenant le vol, l’hôtel et les places pour un Grand Prix de formule 1, “était pris en charge”, explique-t-il.

Mais cette manière de procéder lui a posé problème, car, poursuit-il, “en principe, je finance toujours mes déplacements privés”. Après avoir contrôlé le prix sur un site de réservation de voyage en ligne, il a versé la somme équivalant à séjour pour sa famille, soit 4000 francs pour deux adultes et trois enfants, à l’Eglise protestante de Genève (2000 francs) et à l’Eglise catholique (2000 francs).

“A aucun moment je n’ai envisagé et je n’ai eu le sentiment sur place que c’était en qualité de conseiller d’Etat que ces réservations avaient été faites”, ajoute M. Maudet. “Cette personne sur place ne me connaissait pas”.

Pas de contrepartie

Le ministre PLR assure qu’il n’y a pas eu de contrepartie. Il a discuté dans son hôtel avec le prince des Emirats arabes unis, qu’il avait rencontré quelques mois plus tôt à Dubaï lors d’un voyage officiel. “On a évoqué la visite du centre de vidéosurveillance du Grand Prix avec l’un de ses demi-frères et le commandant de la police”.

M. Maudet reconnaît que, rétroactivement, il aurait été mieux avisé de renoncer au voyage. Mais “honnêtement, j’étais mal à l’aise (…) mais pas au point de l’annuler”.

Le conseiller d’Etat genevois et son directeur de cabinet, qui avait également participé au voyage, sont visés par une enquête de la justice genevoise. La procédure a été ouverte pour acceptation d’un avantage, a indiqué mardi le ministère public genevois.

 

Source : ATS

Photo : KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

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Lourde peine pour le meurtrier de Semhar

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Un chauffeur de taxi a été condamné vendredi par le Tribunal criminel de Genève à une peine de 20 ans de prison et une mesure d’internement pour le viol et l’assassinat de Semhar, 12 ans. Il a aussi été reconnu coupable d’abus sexuels sur deux de ses ex-compagnes.

La Cour a rappelé la faute extrêmement lourde du prévenu, commise au préjudice d’une enfant qui avait sa confiance, car il entretenait une relation avec sa mère. L’accusé de 42 ans, d’origine éthiopienne, n’a cessé de clamer son innocence. Les juges ont toutefois estimé qu’il existait un faisceau d’indices important permettant d’écarter tout doute raisonnable.

Dans son jugement, le tribunal a notamment souligné la présence de traces ADN du prévenu particulièrement compromettantes, notamment sur le cou de la jeune adolescente qui a été étranglée, à l’intérieur de son slip, sous ses ongles, ainsi que sous le lit où le corps de la victime avait été dissimulé.

Les juges ont également relevé l’emploi du temps de l’accusé qui lui a parfaitement permis de tuer Semhar chez elle, alors qu’il savait qu’elle était seule, de cacher son cadavre, puis de repartir au volant de son taxi et de se construire un alibi en invitant au restaurant la mère, la soeur et le petit frère de la victime.

Explications pas convaincantes

Le jugement du tribunal relève aussi les multiples versions livrées par l’accusé pour tenter d’expliquer sa présence à proximité de l’immeuble où habitait Semhar, à Carouge (GE), le jour du crime. Les juges n’ont pas cru le prévenu quand il a affirmé avoir donné rendez-vous à la jeune adolescente pour un “cours de conduite”.

Ils ont également été étonnés par le comportement étrange de l’accusé alors que Semhar avait disparu. Le prévenu n’a jamais manifesté d’inquiétude et n’a participé que très passivement aux recherches de la jeune fille. La police a finalement découvert le corps de l’enfant le lendemain du crime, sous le lit parental.

Le tribunal a estimé que l’accusé a étranglé pendant plusieurs minutes Semhar pour la tuer, car il venait de l’agresser sexuellement pour assouvir ses pulsions, et il avait peur d’être dénoncé. Il a fait ensuite preuve d’une grande maîtrise pour éviter d’être soupçonné du crime.

Recours

Les avocats du prévenu, Vincent Spira et Yaël Hayat, qui avaient plaidé l’acquittement, ont annoncé qu’ils feront appel. Selon eux, il s’agit “d’un jugement qui condamne un innocent”. Ils ont dit regretter que le tribunal ait pris le risque de condamner un innocent pour apaiser des émotions extérieures.

La lecture du jugement s’est faite sous haute tension. De nombreux membres de la communauté éthiopienne de Genève étaient dans la salle. Des femmes étaient vêtues d’un T-shirt sur lequel figurait la photo de Semhar et la phrase: “justice pour l’innocence”. Le prévenu a quitté le tribunal sous les cris de haine du public.

Dans son réquisitoire, le procureur avait réclamé une peine de prison à vie, assortie de l’internement. Cette mesure était préconisée par l’expert psychiatre qui a examiné l’accusé si ce dernier était reconnu coupable des actes pour lesquels il était poursuivi.

(ATS / KEYSTONE – MAGALI GIRARDIN)

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Pierre Maudet accède à la présidence du Conseil d’Etat genevois

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Pierre Maudet va présider le nouveau Conseil d’Etat genevois durant la législature 2018-2023. L’élu PLR s’est vu confier ce poste alors qu’il doit affronter les critiques à la suite d’un voyage aux Emirats arabes unis, en 2015, payé par un entrepreneur libanais.

La justice genevoise a ouvert une procédure concernant ce séjour à Abou Dhabi pour des soupçons d’acceptation d’un avantage. Cette enquête n’a pas joué de rôle dans la désignation du nouveau président du gouvernement genevois, a toutefois indiqué devant les médias la vice-doyenne socialiste du collège, Anne Emery-Torracinta.

“Si on est au Conseil d’Etat, on peut en être son président”, a expliqué Mme Emery-Torracinta. Il n’y a pas eu de campagne électorale interne pour la présidence, a ajouté M.Maudet. Outre sa fonction de président, le magistrat PLR continuera de s’occuper des questions de sécurité dans le canton.

Modèle vaudois

Pour définir la fonction de président de l’exécutif, les ministres se sont inspirés de ce qui se pratique dans le canton de Vaud. Le président, outre ses tâches particulières, y dirige aussi un département. Il n’est plus au-dessus des autres magistrats comme a pu l’être le président lors de la législature qui s’achève.

L’économie, dont s’occupait auparavant Pierre Maudet en plus de la sécurité, a été ventilée dans les six autres départements. La nouvelle venue PLR Nathalie Fontanet hérite des finances du canton. Anne Emery-Torracinta continuera à s’occuper de l’école à la tête d’un département de la formation et de la jeunesse.

Le Vert Antonio Hodgers garde la responsabilité de l’aménagement avec son département du territoire. Le PDC Serge Dal Busco passe des finances à la mobilité en prenant la direction du département des infrastructures. Le MCG Mauro Poggia continuera, pour sa part, de traiter des questions de l’emploi et de la santé.

Un département de la cohésion sociale a été créé pour le nouveau venu socialiste Thierry Apothéloz. Ce dernier devient notamment magistrat de tutelle de structures importantes comme l’Hospice général. Il sera aussi responsable de l’office cantonal de la culture et des sports.

(ATS)

CREDIT PHOTO : KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

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Genève: trois détenus s’évadent de Favra

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Trois hommes âgés de 22 à 35 ans se sont évadés dans la nuit de mercredi à jeudi de l’établissement de détention administrative de Favra, à Puplinge (GE). Originaires du Maroc et d’Algérie, ils y étaient incarcérés en vue de leur renvoi.

Les alarmes ne se sont pas déclenchées, a indiqué jeudi le Département de la sécurité et de l’économie (DSE). Un agent de détention a constaté cette évasion jeudi matin, quand il est allé réveiller un des détenus. Sa cellule était vide, tout comme d’autres cellules situées au même étage. A noter que les détenus sont enfermés dans leur secteur, et pas dans leur cellule, durant la nuit.

Il semblerait que les trois détenus se soient échappés par la fenêtre: un barreau a été scié et le grillage découpé puis tordu. Ils seraient descendus en rappel, au moyen d’un drap, du premier étage jusqu’au sol, puis auraient escaladé les grillages d’enceinte de l’établissement. Le DSE estime qu’une complicité externe est probable.

ATS

PHOTO KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

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